Bon il y a 1 mois de ça on se quittait sur des refus successifs de banques.
Entre temps, nos cœurs ont eu le temps de s’arrêter suite a des « ascenseurs émotionnels », comme dirait Gad
Elmaleh.
Récit de ce mois.
14 mars : Coup de téléphone de la banque. « Vous avez le prêt » ! C’est parti !
Voilà la joie la plus profonde que nous ayons connue depuis le jour ou l’on a tout arrêté pour se consacrer à 100% à ce
projet. Ca tombait bien, puisque nous avions jusqu’au 15 pour trouver des financements….
Champagne, et rictus.
16 mars : Rendez-vous à la banque. On signe les papiers. Il ne reste plus qu’à validé la garantie du prêt, par un
organisme bancaire spécialisé. Dernière étape dans ce parcours du combattant. A priori, et vu notre dossier, tout devrait passer.
21 mars : Dégueule ton champagne. Nous voilà pris dans les rouages de la France administrative, pris dans ce
système à vomir où clairement des inconnus peuvent arriver à faire perdre des millions à une banque, et que toi, avec toutes tes garanties, un apport conséquent, des subventions, du métier, on ne
te prête pas. Même à moins de 100 000 euros. Ouh non. Pas maintenant. La crise. Les élections. Les larmes aux yeux. La colère.
Donc le cautionnement à dit non. Clairement, trop de différence entre le chiffre déclaré de la cédante et son prix de vente.
Donc dossier à risques. Un refus de plus.
Nous voilà donc dans la course aux solutions. On a 9 jours pour trouver une solution.
On essaye tout :
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Crédit-vendeur : La cédante dit oui. Puis non 3 jours après.
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Bilan avec le comptable : « En période pré-électorale, la France s’arrête. Malheureusement, vous êtes les premiers à en subir les conséquences, malgré votre dossier ».
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Prêt brasseur : trop de risques de s’enchainer avec un contrat brasseur. On ne va pas plus loin.
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Rallonge des amis pour nous soutenir : Il faut que la cédante baisse son prix de 5000. Elle ne voudra pas.
30 mars : Compromis cédé. On va voir la cédante. C’est la faute à tout le monde sauf à elle. Encore une fois, elle fera
des siennes, jusqu’à en faire pleurer notre agent immobilier. (Pour rappel, elle en a déjà dégouté un du métier).
Nous revoilà sur la route des recherches. On réfléchit encore à d’autres solutions.
3 Avril : Facture d’avocat : 2000 Euros. Glups.
4 avril : Visite d’un local. En discutant avec le cédant, il nous explique que lui aussi à eu le droit à France Active,
et que cet organisme s’était porté caution de son prêt.
5 avril : On se renseigne sur cette probabilité. On regrette fortement de ne pas avoir été informé plus tôt de cette
solution.
10 avril : 10 heures : Ce n’est pas possible, la banque ne travaille pas avec cet organisme.
10 Avril : 16 heures : Appel de la banque. Félicitation, vous avez le cautionnement, c’est parti !
10 Avril : 18 heures : Appel à la cédante pour lui expliquer que nous avons tout. On peut signer. « Non, j’ai
peut-être un autre acheteur »
12 Avril : Rendez vous avec la cédante pour la convaincre de vendre son commerce à nous, qui nous battons depuis un
an.
Elle ne sait pas et donnera sa réponse la semaine d’après. « Espèce de vielle *$% ! ! »
Quelle colère. Les larmes aux yeux. Elle ne comprend donc pas tout le mal que l’on se donne pour y arriver ?! Elle ne
veut pas faire d’effort. Aucun, et ne pense qu’à elle. Elle veut s’engager avec des chinois. Sans aucunes certitudes quant à leur financement ni leur engagement.
13 avril : 10 heures. Non. Non, vous n’avez pas le droit au cautionnement. C’est une erreur de compréhension entre la
banque et l’organisme de prêt.
S’en suit une bataille téléphonique pour savoir d’où vient le couac ! Non mais sérieusement ?!!!
Suite à de nombreux coups de téléphone, voilà ou l’on on est à ce moment :
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La vendeuse ne veut plus nous vendre à nous
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La banque te France Active doivent se mettre d’accord sur les conditions par téléphone. Suite à ça, un groupement d’expert donnera son accord. Puis, Ensuite, nous repasserons devant un comité
d’engagement.
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Nous ne sommes plus sous compromis, l’annonce est sur le bon coin. Le temps nous est compté, et la vieille ne peut plus nous faire confiance. En gros, la chance est minime…
13 avril : Notre conseillère part en vacances.
23 Avril : Il aura fallu quelques dizaine de messages vocaux et mails pour que les deux organismes réussissent à se
joindre. Et 10 jours pour un coup de téléphone !!! Nous voilà encore pris dans cette France administrative.
24 Avril : On avait jusqu’à aujourd’hui pour trouver une solution. La cédante ne nous donnant pas d’autres alternatives.
Malheureusement nous voilà pris dans cette lenteur. On se sent envahis d’une profonde colère. On se bat, sans cesse, mais souvent dans la semoule. Nos efforts sont ruinés par des gens n’ayant
aucunes idées de ce que ce projet représente. La colère parle mais n’enlève pas aussi la reconnaissance que l’on a pour les gens qui sont derrière nous, constamment.
Mais merde ! 10 jours pour un coup de téléphone, et cette lenteur qui risque de nous faire perdre 1 an de travail,
d’énergie, de temps et d’argent.
Alors nous voilà suspendus au bon vouloir du crayon des experts, des hauts cadres qui dirigent notre région, et de cette
vieille dame, qui n’a aucune empathie.
Bienvenue dans ce monde où l’entreprenariat à des allures de guerre de cent ans.
Mais on reste debout. On y arrivera.
For this, we 'll find no end.
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